Arrivé à Paris au milieu des années 50, je suis allé à l'école primaire place du commerce dans le 15ème.

En juin 1959 les enseignants ne veulent pas de moi en 6ème, nul en orthographe. Donc deux années en classes préparatoires au Certificat d’Études Primaire. Miracle un instit plus doué ? Plus attentif ? Réussit à me faire faire suffisamment d’efforts en dictée pour qu’à ce si important examen, j’évite (je me demande encore comment) le zéro éliminatoire. En juin 61 je me présente comme tous mes petits camarades à différents concours d’entrée dans des établissements secondaires techniques.

Je réussi les concours d’entrée à Violet, et au Collège d’Enseignement Commercial Camou, devenu depuis Le Lycée Professionnel Gustave Eiffel, sous réserve bien entendu d’avoir le CEP. Deux années d’ateliers bois et fer, m’ont apprise que je ne suis pas un manuel. J’opte pour la comptabilité, la chance est encore avec moi, la compta c’est mon truc, tout n’est qu’évidences, comment font ceux qui ne comprennent pas ? L’économie avec un peu de logique et un peu d’écoute c’est pas compliqué. Le droit civil là aussi quelque part quand on a la base on peut faire quelques impasses, le droit fiscal, obligé d’apprendre par cœur, la logique en la matière est souvent mise en échec, la dactylographie et bien manuel donc pas vraiment pour moi (je tape toujours avec deux doigts) la mécanographie, marrant archaïque mais marrant. Trois ans et en juin  64 Certificat d’Aptitude Professionnel d’aide comptable, orthographe zéro éliminatoire recalé.

 Mais admis au Lycée Turgot pour préparer en un an le Brevet d’Enseignement Commercial toujours option compta (majorité d’élèves venant du BEPC), juin 65 je suis diplômé. Si croyez-moi je l’ai.

 Avec trois copains (les fils de garde républicain) nous achetons une voiture à quatre, une Versailles export avec toit ouvrant en plexiglass, un seul d’entre nous a le permis. Direction Sitges, camping à Vilanova i la Geltrú, un mois plus tard, plus un rond pour manger, retour Paris, aide desparents, petit tour à Gérardmer, retour définitif aux foyers, voiture invendable, il est temps de se mettre à gagner sa vie.

Et pourtant : Mes Études