Le cadavre exquis, la première fois que j’ai rencontré le principe du cadavre exquis, c’était à la radio fin des années 50 début des 60, au temps des maitres du mystère, de signé Furax, des aventures de Peter Gay (présenté comme reporter enquêtant à Baalbek sur les extra-terrestres, textes de Jacques Antoine dis par Pierre Bellemare alors débutant), une émission radiophonique hebdomadaire, relatant les aventures d’une famille dont je ne me souviens pas plus de l’objet, que du titre, a été écrite selon ce principe.  

Dans ma vision du cadavre exquis « aucun des auteurs, comme l’explique Michel Lebrun dans L’Almanach du crime 1980, ne connaît la suite de l’histoire et doit s’ingénier, premièrement : à dénouer la situation délicate par laquelle le prédécesseur a conclu le chapitre précédent ; deuxièmement : à compliquer la situation au maximum pour laisser dans l’embarras celui qui prendra le relais ». Chaque auteur n’écrit qu’un chapitre.

L’écriture collaborative se différencie du véritable cadavre exquis en ce que les co-auteurs écrivent alternativement des chapitres (ils en ont la possibilité qu’ils l’exploitent ou non). Ce qui a pour conséquence que certains auteurs œuvrent dans un but commun, faire aboutir ou échouer une quête, délaissant la notion d’embarras du suivant. Et que certains personnages ont alternativement des buts et où des comportements différents selon le but des auteurs successifs. C’est assez proche du Jeu De Rôle.

Suite des commentaires : Le 7 juin